Rentrer ou rester, dilemme pour les « cerveaux » africains diplômés

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Diaspora – Partis à la recherche de meilleures expériences en matière de formation et d’emploi, beaucoup d’africains ayant retrouvé une « seconde vie » à l’étranger  envisagent un retour sur le continent.

Mais le sujet est abordé « avec des pincettes ». Beaucoup de facteurs expliquent cette réticence, même si réussir sa reconversion professionnelle en Afrique est en réalité le rêve des talents de la diaspora. L’occident est un monde qui « accapare », qui change et qui fait prendre conscience que la terre est faite d’opportunités, plus que partout ailleurs. Le temps d’une formation dans une grande école européenne puis d’une expérience professionnelle quelconque, l’on se déconnecte rapidement de la réalité africaine, aussi bien économiquement que socialement. Les habitudes et façons de procéder changent aussi. Au bout du compte, l’on risque de se sentir plutôt étranger chez soi, en Afrique. Et c’est là qu’adviennent les questions généralement posées par les victimes du « dilemme » : pourrai-je supporter le changement ? Vais-je perdre confort et sécurité ? Est-ce un bon choix ? Ne vaut-il pas mieux attendre encore quelques années ? Pourquoi devrais-je rentrer ? etc. Il y a un doute persistant qui intervient dès que le sujet du retour en Afrique est évoqué, malgré un contexte favorable à de meilleures reconversions professionnelles et sociales en Afrique. Le manque de visibilité des opportunités y est pour beaucoup. L’Afrique ne communique pas assez sur sa bonne évolution et ses prouesses. Mais en réalité, elle « grouille » d’opportunités, surtout pour ses talentueux « fils » établis à l’étranger. Côté entreprises par exemple, il y a un grand vide à combler relatif à la disponibilité des expertises dans plusieurs secteurs. Et le profil opérationnel des talents africains à l’étranger attire beaucoup les recruteurs.

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Ainsi, ce ne devrait pas être un dilemme, mais plutôt une réflexion sur comment mieux orienter ses projets personnels et professionnels en Afrique. Quelles entreprises recrutent des professionnels de la diaspora? Quel canal de recrutement utiliser pour s’informer et postuler? Quels sont les profils recherchés? Quelles sont les avantages et perspectives de carrière? Où, comment et dans quel secteur investir? Bref, comment participer au développement du continent!  Des initiatives qui vont dans le sens d’aider les diplômés de la diaspora africaine à avoir plus d’accès aux opportunités sont mises en place, à l’image de talent2africa.com. En fait, rechercher des opportunités en Afrique ou tenter d’y investir devrait être une pratique récurrente pour les professionnels de la diaspora. Ils y gagneront, l’Afrique encore plus. Le choix ne devrait pas être dicté par le critère géographique Europe-Afrique.  Peut être bien que oui, mais sur l’endroit qui permettrait le mieux aux diplômés africains d’exprimer leur talent dans toute sa plénitude. Et là, nul doute que l’Afrique, « continent où tout est à faire », où le dynamisme entrepreneurial est au sommet et où les grandes entreprises en quête de bien être se sont ruées, est l’endroit propice pour la diaspora. L’enjeu sera donc d’apporter plus de visibilité aux opportunités qu’offre le continent. Aussi, l’actuelle tendance est que rentrer chez soi ne signifie plus forcément rentrer dans son pays d’origine. 54 régions comportent l’Afrique. Les choix de carrière professionnelle peuvent être autant variés, surtout pour ceux issus de pays plutôt déstabilisés. Actuellement, le sujet ne devrait donc plus être simplifié à deux mots : rester ou rentrer. C’est plutôt la recherche de l’éveil du business spirit africain qui devrait être entamée. Le but : capitaliser les expériences et savoir faire des diplômés africains en Afrique.  

       

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