17Mai

Avec la concurrence internationale, les entreprises africaines font de plus en plus face à de nouveaux défis de plus en plus complexes en matière de stratégie. Corollairement, leurs employés ont aussi souvent besoin d’acquérir de nouvelles connaissances et aptitudes que, très souvent, le fait d’appartenir à une équipe multiculturelle peut faciliter l’échange de compétences entre autres. Pour un salarié, travailler en équipe pluriculturelle, c’est apprendre à élever sa productivité au travail, si cela est évidemment bien géré. Une équipe multiculturelle constituant un avantage concurrentiel non négligeable pour une entreprise : elle est capable d’être plus efficace et productive qu’une équipe « classique » homogène en favorisant le succès des projets. Ainsi les équipes multiculturelles moins de connaître l’échec que les équipes « monoculturelles » qui ont tout de même montré leurs limites avec le temps. Pour un salarié, comme pour une équipe de travail, la multiculturalité a bien plus d’avantages qu’escompté. Comment définir les qualités d’une équipe multiculturelle ? Quels apports peut-elle rapporter à chacun de ses membres, sur un point de vue personnel ?

Une acquisition de qualités à contrôler, cependant

Travailler en équipe multiculturelle contient des avantages insoupçonnés. Mais, le penseur Frédéric Lecloux n’a-t-il pas raison en défendant que « le voyageur est celui qui se donne le temps de la rencontre et de l’échange ? ». En effet, rien que le fait d’avoir côtoyé, même professionnellement des individus de plusieurs horizons linguistiques, culturels et géographiques, qui fait la première force des membres d’une équipe multiculturelle. Avant tout, cela influence sur les façons de penser des uns et des autres en leur permettant de développer des idées variées et de rendre l’équipe bien plus créatives. En outre, les membres de ce type d’équipe présentent une forte ouverture d’esprit, ainsi qu’une grande capacité d’adaptation supérieure à celle des équipes « homogènes ». Avec le temps et la personnalité des uns et des autres, mais aussi avec les expériences vécues en groupe, l’ensemble des membres de ladite équipe se développe aussi d’autres aptitudes et attitudes chez les uns et chez les autres, ce qui permet aujourd’hui hui de créer des talents, souvent de qualité, mais avec certaines qualités rares en Afrique.

Très souvent, la première de ces qualités reste l’autonomie, mais apparaît souvent dans le top 3, la proactivité et le sens du contact. Toutes ces qualités sont autorisées à contrôler afin que tous les membres travaillent efficacement, en surmontant les différences culturelles. Le « management interculturel » importe fortement pour pouvoir recadrer la vie sociale en entreprise et éviter certains débordements, surtout dans un cadre où l’influence culturelle en milieu professionnel reste encore fortement sous-estimée. Bien managée, la cohabitation culturelle permet d’avoir une toute autre perception du temps, selon les retards et la durée des événements, la perception de l’autorité, l’attitude vis-à-vis du risque, l’importance des relations… Tant de considérations qui diffèrent entre les cultures et que les uns et les autres s’adaptent à leur personnalité dans un souci d’optimiser leurs performances. Mal gérée, la cohabitation culturelle peut créer des tensions et des frictions au sein d’une entreprise, et donc de remettre en question tous les bienfaits d’une telle méthode. Dans ce cadre, la première attitude contre laquelle les membres ou futurs membres d’une équipe multiculturelle doivent combattre, c’est celle des préjugés. Ils handicapent grandement la mise en place de relations professionnelles positives à long terme dans ce cas.

             

Que peut-on attendre ?

Une équipe, c’est un avantage culturel compétitif pour une entreprise dont les membres ont réussi à comprendre l’impact de la culture sur les relations interprofessionnelles. C’est pour cela qu’une formation en gestion interculturelle peut aider les professionnels à acquérir ces compétences afin d’améliorer leurs façons d’appréhender les différences interculturelles et donc d’assurer le succès des équipes multiculturelles en exploitant à bon escient les différences au sein de l’équipe. Il est donc sans surprise de constater que les entreprises multiculturelles bénéficient d’un large panel de talents, dans la mesure où les collaborateurs issus d’horizons culturels multiples offrent des points de vues et des expériences différentes qui permettent aux organisations d’étendre leur perspective et champ d’action.

La diversité culturelle est également un moyen pour les entreprises de mieux comprendre leurs clients internationaux et d’entrer sur de nouveaux marchés grâce à l’expertise culturelle de leurs employés. Certaines entreprises sont plus efficaces que d’autres lorsqu’elles s’agit de reconnaître, valoriser et exploiter cette diversité culturelle. Ce dont on peut s’attendre des membres de telles équipes, c’est avant tout qu’ils acceptent les diverses méthodes de travail des uns et des autres et d’adopter celles qui se rapprochent le mieux de la culture de l’entreprise. Il est aussi important de pousser les uns et les autres de reconnaître les éléments culturels de leurs coéquipiers afin qu’ils puissent rembourser le bien fondé ou non de certaines attitudes de propres cultures. Prendre en compte les affinités culturelles de ses collaborateurs permet de réduire ce risque, même s’il faut s’assurer que les idées et méthodes de travail de chacun ne sont pas à dénigrer. Ceci permet également de modifier les approches de travail en gérant l’organisation de ses équipes en fonction des préférences et des méthodes de travail des uns et des autres.

En Afrique, l’impact du choc culturel sur les expatriés et le besoin de leur fournir un soutien sur-mesure ne doit donc pas être sous-estimé, si vous voulez qu’autant étrangers qu’autochtones, ne puisse travailler efficacement au fil du temps. La plupart du temps, en plus d’être plus créatives, les équipes pluriculturelles sont plus productives en fonction de la gestion de la diversité de l’équipe, ainsi que son investissement et son respect par rapport aux objectifs et aux priorités de l’entreprise . Il semble donc indispensable d’instaurer un climat propice aux échanges afin de permettre aux collaborateurs d’exprimer leurs idées et de stimuler ainsi les échanges et les innovations.

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