14Août

Recruteur Afrique – Les CVthèques (base de données en ligne regroupant les CV de chercheurs d’emploi) sont actuellement l’outil le plus utilisé par les recruteurs (en entreprise ou consultants des cabinets de recrutement). Afin de recruter, les grandes entreprises cherchent souvent dans les CVthèques des sites d’emploi, bien que certaines disposent de leur propre « banque de CV »

Mais comment les recruteurs procèdent-ils, « le nez dans la CVthèque », afin de trouver le candidat recherché ? Cette question est celle que devraient se poser tous les candidats qui tiennent à « taper dans l’œil du recruteur », en mettant leur CV en ligne. Dans une émission radio, Christel de Foucault, ex professionnelle du recrutement, lève le voile sur une facette importante du processus de recrutement : il s’agit d’un « jeu avec des gens (recruteurs) qui ne vont pas obligatoirement être sympathiques », dans lequel il va falloir respecter les règles et comprendre les codes. Elle précise: « Si un entretien se passe mal, si on ne répond pas à votre CV, si vos lettres de candidature font mouche, ne vous dites pas que vous êtes devenus des mauvais professionnels. C’est simplement parce que vous n’avez peut-être pas les codes de la recherche d’emploi » Si vous avez de l’expérience et des compétences et que vous êtes intéressés par une carrière professionnelle en Afrique, mentionnez vos capacités d’adaptation, votre flexibilité et vos connaissances sur le continent. « Le recruteur ne lit rien au-delà d’une page » Pour les recruteurs, le bon CV est précis, bien intitulé, pas trop saturé,  avec des mots clés et en une ou deux pages maximum. D’ailleurs selon Christel Foucault, « le recruteur ne lit rien au-delà d’une page », en annonçant une moyenne de 10 secondes pour la lecture d’un CV. Et pour dénicher le profil idéal, il procède par isolation, en utilisant les moteurs de recherche. Le but : affiner peu à peu les résultats. Par exemple, lorsqu’un recruteur cherche un candidat dans la CVthèque d’une plateforme de recrutement comme www.talent2africa.com par exemple,  l’utilisation de mots-clés de plus en plus ciblés, en fonction du secteur, de la mission ou du poste, intervient souvent. Il est donc important de bien prendre en compte les critères suivants pour donner plus de chances à vos candidatures d’être « shortlistés » :

  • L’intitulé : nommer son CV « CV » ou Curriculum Vitae est le meilleur moyen le faire ranger dans les tiroirs des CVthèques. Cela oblige les recruteurs à chercher la dernière expérience qui parfois ne correspond pas au poste.
  • En donnant un titre à son CV, le candidat doit apporter le détail par rapport au poste recherché, pour facilement attirer l’œil du recruteur. Si les moteurs de recherche permettent d’extraire les mots-clés présents à l’intérieur du document, il est plus prudent d’utiliser le titre également comme nom de ficher.
  • Choisir le titre le plus couramment employé pour désigner la fonction que vous convoitez. Par exemple « chargé de communication » tout court, plutôt que de reprendre l’intitulé indiqué dans l’offre, (chargé de communication externe par exemple).
  • L’utilisation de mots-clés permet de différencier son CV des autres. Il ne faut donc pas hésiter à détailler ses missions, préciser son secteur d’activité, mentionner le nom de ses précédentes entreprises.
  • Varier les versions du CV peut aussi s’avérer efficace, pour correspondre à différents critères de recherche. Par contre, le CV que l’on dépose sur un site doit être plus général, une fiche synthétique de son parcours professionnel. Quand il s’agit de postuler à une offre, il est fortement conseillé d’envoyer un CV adapté à l’offre.
  • Un dernier conseil : Ne JAMAIS mentir sur ses compétences, expériences professionnelles ou diplômes. « Il y a un poste au bout du compte ».

Afin de taper dans l’œil des recruteurs, le mieux reste donc de rédiger un CV le plus complet possible, tout en étant synthétique.  Il faudra aussi éviter d’utiliser des mots-clés vides de sens, genre «dynamique, motivé, proactif » ou les titres trop vagues : « consultant expert en économie » plutôt que « consultant » tout court.

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